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Historique :
Selon la tradition, en 1052 Guillaume
1er de Vernon fait relever l' édifice détruit entre
1047 et 1050 ; sont alors élevées la partie basse
de l' abside et du choeur ; l' église, reconstruite à
la limite du 11e et du 12e siècle, est consacrée en
1099 par l' évêque d' Evreux ; de cette époque
datent les arcades en plein cintre du carré du transept et
de l' abside, de style roman, dont l' aspect trapu a été
comparé aux collégiales de Mantes et Poissy. En 1136,
suite aux attaques du roi Louis VII, l' édifice est restauré.
Vers 1160, Guillaume, seigneur de Vernon, institue un collège
de chanoines ; on édifie alors le choeur à déambulatoire
voûté d' ogives, un des plus anciens en Normandie.
Vers 1220, la tour du clocher est élevée, voûtée
d' ogives au premier étage. En 1356, après l' incendie
d' Evreux, l'évêque Robert de Brucourt et son chapitre
se réfugient dans la collégiale, qui posséda
pour quelques temps la chaire épiscopale ; en 1359, la ville
est donnée en apanage à la reine Blanche de Navarre.
D'importants travaux sont effectués : construction de la
chapelle de la Vierge, arcades d'entrée, travée médiane
du déambulatoire, croisillons, première travée
de la nef, bas-côtés, façade occidentale. A
la limite du 14e et du 15e siècle sont construits les arcades,
le triforium de la nef (remplage de style flamboyant) et les chapelles
latérales. Au 15e siècle sont élevées
les voûtes des deux premières travées nord du
déambulatoire et des chapelles adjacentes (chapelle Sainte-Marguerite
fondée en 1441 par Jean de Bordeaux ; date portée)
, de la croisée, du croisillon sud ; le porche nord est construit,
la façade occidentale achevée. Au 16e siècle
sont édifiées (ou modifiées) les voûtes
du croisillon nord, de la 3e chapelle nord (liernes et tiercerons)
, de la première travée sud du déambulatoire,
la sacristie et le trésor. En 1617 est achevée la
partie haute de la nef (date portée sur la culée d'un
arc-boutant). Au 17e siècle est refaite la voûte du
choeur ; en 1658, le sol est surélevé de 50 cm pour
prévenir de nouvelles inondations dues aux crues de la Seine.
Au 18e siècle sont effectuées de nombreuses réparations
: reprise des voûtes nord du déambulatoire, gargouilles.
Suite à l'ouragan de 1842, la restauration de l'édifice
est confiée à l' architecte parisien Durand ; en 1846,
le sculpteur Vangeon restaure la chapelle Sainte-Marguerite. Dans
la seconde moitié du 19e siècle, l'architecte Jal
est chargé de la conservation du monument. De nombreuses
restaurations sont effectuées : chapelle de la Vierge, tour.
La confrérie Notre-Dame, fondée en 1319 selon Meyer,
est une des plus anciennes de Normandie ; la chambre des frères
de charité, construite en bois et plâtre contre le
flanc Nord du chevet, est démolie à la fin du 19e
siècle (délibération du conseil municipal du
9 juin 1892). La collégiale présente plusieurs styles
représentatifs de l'architecture religieuse du Moyen Age
: parties romanes, style gothique rayonnant tardif (rose du 14e
siècle) , gothique flamboyant (remplage des fenêtres)
, gothique tardif (élévation) , éléments
Renaissance (portes, chapiteaux). Le décor de la tour est
représentatif du style gothique normand.

époques de construction : 11e siècle
; 12e siècle ; 1er quart 13e siècle ; 2e moitié
14e siècle ; 15e siècle ; 16e siècle ; 17e
siècle ; 18e siècle ; 19e siècle
Auteurs : Durand (architecte)
Darcy (architecte)
Vangeon (sculpteur)

Description :
pierre calcaire de Vernon ; plan en croix latine
à transept non saillant ; chapelle absidiale pentagonale
; tour de deux étages ; 13 chapelles latérales ; nef
de six travées longue de 34, 25 mètres ; voûte
d' ogives au déambulatoire, aux bas-côtés, à
la sacristie, au trésor ; toit à longs pans sur la
nef ; pignon de la façade ouest découvert ; croupe
polygonale au chevet ; terrasse sur les bas-côtés ;
voûte complexe au croisillon nord ; escaliers demi hors oeuvre
dans des tourelles en façade ; escalier à vis menant
à la sacristie haute et au clocher ; tour décorée
à l' étage inférieur d' arcatures en cintre
brisé entrecroisées et de trèfles gravés
en creux sous les arcs, à l' étage supérieur
de baies géminées à colonnettes ; triforium
à arcatures.
gros-oeuvre : calcaire ; pierre de taille
couverture (matériau) : ardoise
plan : plan en croix latine
étages : 1 vaisseau
couvrement : voûte d'ogives
décor : sculpture
représentation : pinacle ; accolade ; ornement végétal
; animal
couverture (type) : toit à longs pans ; croupe polygonale
; toit en pavillon ; terrasse ; pignon découvert
escaliers : escalier demi-hors-oeuvre ; escalier en vis
propriété de la commune
date protection MH : 1862 : classé MH

rédacteur(s) : Bocard Hélène
Dossier consultable : service régional de l'inventaire Haute-Normandie
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