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Vernon > les conférence du CEV

Les prochains rdv :
- Jeudi 23 février 2012 : Promenade à Sainte-Hélène, par Michel Mallez, du CEV
- Jeudi 22 mars 2012 : Vernon au Moyen Âge, par Jean Mesqui
- Jeudi 19 avril 2012 : Les Lumière. Album de famille, par Marc Durand
- Jeudi 24 mai 2012 : Le château de Gaillon, par Nicolas Daniel
la justice dans Le Comte de Montecristo.
Jeudi 15 décembre 2011 à 20h30
20h30 à l'Espace Philippe Auguste (entrée libre)
Conférence présentée par monsieur Gérard Gengembre, professeur émérite de littérature française à l'université de Caen et membre du CEV.
Écrit en collaboration avec Auguste Maquet, roman feuilleton à l’origine, publié dans le Journal des Débats du 28 août 1844 au 15 janvier 1846, roman populaire, roman de formation, roman historique contemporain, Le Comte de Monte-Cristo narre la vengeance d’Edmond Dantès, jeune marin condamné à tort pour bonapartisme.
Héros romantique, « Force qui va », homme du destin, Wanderer, génie supérieur, Monte-Cristo est certes tout cela, mais il est bien plus. Revenant, figure surhumaine, victime d’une douleur surhumaine, animé par un désir surhumain, il venge un crime originel, primordial, avant de pouvoir reprendre figure humaine. Son parcours aboutit à l’amour, ultime renaissance.
Pour la dernière conférence de l'année, nous aurons le plaisir de retrouver Gérard Gengembre, membre du CEV, qui a donné en début d'année, un remarquable cycle de conférences sur l’histoire de la littérature française au XIXe siècle.
Les vitraux de guerre, un témoignage oublié.
Jeudi 17 novembre 2011 à 20h30
20h30 à l'Espace Philippe Auguste (entrée libre)
Conférence présentée par monsieur Jean-Claude Lescure, Professeur d’histoire contemporaine à l’université de Cergy-Pontoise.
Les monuments aux morts sont un témoignage de la guerre de 14-18 présents dans presque toutes les communes de France ; visibles, ils sont bien connus des historiens et ont fait l’objet de nombreuses études.
Mais il est un témoignage plus méconnu, présent dans les églises, les temples, les mairies, les écoles… et qui passe par l’utilisation du vitrail pour rappeler la guerre. Cette célébration par le vitrail se poursuit pour la Seconde Guerre mondiale. Rarement remarqués par les visiteurs, les vitraux montrent parfois de façon extrêmement réaliste les armes, les lieux et les hommes en action.
Cette conférence abondamment illustrée permettra de découvrir un patrimoine méconnu, et présent en de nombreux endroits en France, dont en Normandie et la région de Vernon.
l’invasion allemande de Vernon en 1940.
Jeudi 27 octobbre 2011
20h30 à l'Espace Philippe Auguste (entrée libre)
Conférence présentée par monsieur Benoît Cottereau, du Cercle d’études vernonnais.
Le 5 juin 1940, tandis que l’évacuation de Dunkerque vient de s’achever, les armées allemande lancent leur offensive sur la Somme. En 5 jours, elles percent la ligne Weygand et se retrouvent sur les berges nord de la Seine, entre Rouen et Vernon.
Ouvrant la route aux troupes terrestres, la Luftwaffe bombarde les principales localités de Normandie, causant ruines et désolation. Vernon a son centre-ville ravagé par les bombes allemandes. La population civile vernonnaise prend le chemin de l’exode, comme des millions d’autres Français.
Le 9 juin, les Allemands entrent dans Vernonnet. L’armée française fait sauter les ponts. Quelques heures plus tard, les soldats allemands franchissent la Seine. De faibles forces françaises tentent de s’opposer à l’envahisseur, sur les bords de Seine et dans les rues de la ville.
Prise de court et manquant singulièrement de moyens, la 10ème Armée française parvient cependant, en quelques jours, à regrouper suffisamment de forces pour engager plusieurs contre attaques entre Seine et Eure. La Heunière, St Vincent des Bois, Douains, Blaru et Cocherel sont l’objet de violents combats, les 11 et 12 juin 1940. La défense allemande fléchit en plusieurs endroits.
L’armée française, loin des clichés visant à la montrer démoralisée et constamment dos à l’ennemi, prouve, entre Seine et Eure, que des hommes déterminés peuvent encore avoir une certaine emprise sur les événements. La Royal Air Force intervient aussi à plusieurs reprises, obtenant des résultats dans le ciel vernonnais.
Plusieurs centaines de morts, civils et militaires, témoignent que Vernon et sa région ont été plongés au cœur des combats pendant 4 longues journées, en ce printemps de 1940.
La confrontation des sources françaises, déjà largement exploitées, et des sources allemandes, peu utilisées jusqu’à présent, donne un éclairage nouveau sur la bataille.
Plusieurs années de recherches ont aussi permis de réunir un certain nombre de photos, dont beaucoup sont inédites.
Cette conférence s’inscrit dans le cadre du 70ème anniversaire de la 2nde guerre mondiale et vous propose de revivre les journées dramatiques de juin 1940, lorsque l’invasion allemande s’est abattue sur Vernon et sa région.
Le traité de Saint-Clair-sur-Epte vu de la région de Vernon.
Jeudi 7 octobbre 2011
20h30 à l'Espace Philippe Auguste (entrée libre)
Conférence sur le traité de Saint-Clair-sur-Epte vu de la région de Vernon. Présentée par Jean Baboux.
Les conditions générales du traité. Les Francs et les Vickings au début du Xe siècle. Les débuts de la Normandie. La naissance de la Cité de Vernon au XIe siècle.
Les voyages de Napoléon en Normandie
Jeudi 22 septembre 2011
20h30 à l'Espace Philippe Auguste (entrée libre)
Napoléon Bonaparte fit trois voyages officiels en Normandie : comme Premier Consul en novembre 1802, puis comme Empereur en mai 1810 et mai 1811. De tels périples servaient sa propagande, tout en permettant une meilleure connaissance des problèmes militaires et économiques.
Le voyage de 1810 se situait dans le contexte particulier du mariage avec Marie-Louise d’Autriche, destiné à engendrer un héritier. Le couple impérial s’arrêta au Havre et à Rouen, puis le même jour à Louviers et à Vernon, avant de rentrer à Saint-Cloud. La courte halte dans notre ville n’y passa pas inaperçue. Pour cause de bicentenaire sera aussi évoqué le voyage de 1811, spécifiquement centré sur la Basse Normandie. Napoléon et Marie-Louise, toute jeune mère, traversèrent le département de l’Eure pour rejoindre le port militaire de Cherbourg, après un arrêt de trois jours à Caen. Lors de ces voyages, le passage du cortège suscitait l’intérêt des foules, mais occasionnait aussi de grosses dépenses aux villes, pour lesquelles c'était en quelque sorte un investissement.
C’est Joël Beauvais, délégué pour la Normandie du Souvenir napoléonien, société française d’histoire napoléonienne.
Enseignement républicain et innovation pédagogique : L’École centrale de l’Eure (1795-1804).
Jeudi 19 mai 2011
20h30 à l'Espace Philippe Auguste (salle Maubert - entrée libre)
Afin de remplacer les anciens collèges religieux, la Convention décida de créer une école centrale par département. A partir de 1795, le Directoire organisa ces nouveaux établissements secondaires qui présentaient des innovations intéressantes sur le plan pédagogique. En effet, à côté des humanités classiques, on y étudiait des disciplines nouvelles, en particulier les sciences physiques et de la nature. Ces établissements scolaires où était dispensé un enseignement de qualité, devaient également former de « bons citoyens », prêts à servir la République.
L’École centrale de l’Eure fut mise en place grâce à l’action opiniâtre de François Rever, ancien curé de Conteville devenu député à l’Assemblée législative. Installée d’abord dans les locaux de l’ancien Grand Séminaire, elle fonctionna ensuite aux Capucins d’Évreux. Doté d’une bibliothèque, d’un cabinet de physique et d’un jardin botanique, cet établissement présenta une double originalité : il disposa d’un pensionnat et organisa des voyages à caractère pédagogique durant les vacances.
Bénéficiant du soutien du premier préfet de l’Eure, Masson de Saint-Amand, l’établissement ébroïcien fut néanmoins remplacé par une École secondaire en 1804 puis par un collège en 1809, et ne devint lycée impérial qu’en 1854.
André Goudeau, Président d’honneur du Cercle d’Études Vernonnais et auteur d’une thèse sur notre département pendant le Directoire présentera l’École centrale de l’Eure.
Les paysagistes anglais en vallée de Seine au XIXe siècle.
Jeudi 14 avril 2011
20h30 à l'Espace Philippe Auguste (salle Maubert - entrée libre)
Le CEV a le plaisir de vous inviter le jeudi 14 avril 2011 à 20 h30 à la conférence que monsieur Jean Castreau sur Les paysagistes anglais en vallée de Seine au XIXe siècle.
Dès le début du XIXème siècle et un peu plus tard, après Waterloo, beaucoup de voyageurs britanniques sont curieux de redécouvrir la France.
Ils y recherchent non seulement trace des bouleversements que le pays a traversés durant la Révolution et sous l’Empire, mais aussi les témoignages de ce qu’on appelle alors la Haute époque. Au même moment, les Français sont encore méprisants pour le pittoresque moyenâgeux qu’ils appellent gothique, pour ainsi dire barbare, alors que nos voisins, influencés par les prémices du Romantisme, y attachent le plus grand intérêt.
Ces visiteurs, dessinateurs, peintres ou simplement beaux esprits, atteignent souvent Paris en remontant la vallée de la Seine et parcourent même toute la Normandie. Ils dessinent tout ce qu’ils rencontrent : paysages, monuments, scènes de rue ou laissent des relations écrites de leurs découvertes. Plus tard, accompagnées de ces textes, les vues lithographiées paraîtront en albums qui auront grand succès outre-Manche.
Ces artistes vont avoir une influence importante sur l’art de notre pays : alors que l’académisme est de règle en France, ils amènent la pratique du travail en plein air et le goût de la représentation de la nature, aidés par leur grande aisance de la technique rapide de l’aquarelle. Plus tard, Corot, les peintres de Barbizon ou les Impressionnistes s’en souviendront.
C’est Jean Castreau, secrétaire du CEV, fin connaisseur du Vernon ancien et de ses représentations picturales, qui nous présentera cette conférence richement illustrée.
Hector, premier passager de la fusée sonde Véronique - Les animaux dans l'Espace.
Jeudi 17 mars 2011
20h30 à l'Espace Philippe Auguste (salle Maubert - entrée libre)
Conférence animée par Hervé Moulin, Vice-président de l'Institut Français d'Histoire de l'Espace
Le 22 février 1961, le rat Hector embarque à bord d'une fusée Véronique construite par le LRBA et devient ainsi le premier "spationaute" français. Le 17 mars prochain, le CEV et AVAS se sont associés pour commémorer cet anniversaire.
Dans la conquête de l’espace, l’animal a toujours été le premier à expérimenter cet environnement. En France, l’histoire commence avec les frères Montgolfier au 18ème siècle.
En 1865, Jules Verne imagine d’étudier sur un chat et un écureuil les effets du lancement d’un obus dans l’espace.
Au début des années 1960, la France, qui s’est engagée dans un programme de recherches spatiales à l’aide de fusées-sondes, réalise une première expérience biologique dans l’espace avec un animal placé à bord d’une fusée Véronique.
Pour rappeler ce que fut l’odyssée d’ « Hector », largement commentée dans la presse, nous proposons de la resituer dans son double contexte international et national.
Après avoir rappelé les principales expériences américaines et russes qui l’ont précédé, Hervé Moulin replacera cette aventure dans le cadre du programme de recherches biologiques par fusées, mené, entre 1961 et 1967, par l’équipe du médecin-général Robert Grandpierre au Centre d’études et de recherches de médecine aéronautique (CERMA).
Hervé Moulin, vice-président de l'Institut Français d'Histoire de l'Espace, membre de l’académie internationale d’astronautique présentera cette conférence sur les animaux et l'espace dans la salle Viking de l'Espace Philippe Auguste où seront exposés quelques objets de cette expérience.
Un cocktail terminera la soirée
Vernon inondée en 1910
Jeudi 17 février 2011
20h30 à l'Espace Philippe Auguste (salle Maubert - entrée libre)
Conférence animée par Jean Castreau.
La Seine est toujours sortie de son lit, suite à des pluies ou des chutes de neige abondantes ; selon les conditions climatiques, ces crues furent d’amplitudes et de durées diverses ; les conséquences ressenties par les riverains purent être simplement gênantes ou devenir des catastrophes dramatiques. La crue de 1910 est toujours mémorable, quoique datant de plus d’un siècle ; elle fut la plus importante, de loin, de la période moderne et toucha particulièrement Paris, ce qui en accrut le retentissement.
Les énormes conséquences économiques contribuèrent à la dimension de l’évènement ; son souvenir nous en a été transmis directement par nos parents ou grands-parents et il en reste de nombreux témoignages photographiques grâce à l’essor tout récent de la carte postale.
La ville de Vernon, bien que moins touchée, subit son lot de dommages. Là aussi, la photographie exploita l'aspect sensationnel du désastre, ce qui permet aujourd'hui de le revivre ; ce qui permet aussi de découvrir certaines vieilles petites rues de notre ville, alors sans caractère, qui n’auraient certainement jamais été reproduites sans cette circonstance ; et ces petites rues, proches du pont furent en partie rasées pendant la dernière guerre !
C’est donc aussi à une promenade dans un Vernon disparu que nous convie Jean Castreau, Vernonnais de toujours et membre historique du CEV.
Vernon et l'orgue de la collégiale en 1610
Jeudi 16 décembre 2010
20h30 à l'Espace Philippe Auguste (salle Maubert - entrée libre)
Conférence animée par Ulysse Louis et Jean Pouëssel.
Au cours de cette année, l’association des Amis de l’orgue de la collégiale de Vernon et son président Sylvain Dewas ont organisé diverses manifestations pour fêter dignement les 400 ans de l’instrument. Concerts en la collégiale, visites de l’orgue, exposition, réalisation d’un DVD ont marqué la vie de Vernon en 2010. En conclusion de ce festival mémorable, le Cercle d’études vernonnais s’est associé aux Amis de l’orgue pour vous proposer une conférence, axée sur deux thèmes : la ville de Vernon en 1610 et les éléments d’origine du buffet d’orgue. Jean Pouëssel, président du CEV, dressera un rapide tableau de Vernon au début du XVIIe siècle, avant de s’interroger sur la date de fondation de l’orgue et sur sa supposée fondatrice, Marie Maignard. Prenant la suite, Ulysse Louis, président d’honneur du CEV, détaillera, grâce à de nombreuses photos, le buffet de l’orgue de la collégiale et principalement ses éléments d’origine, situés dans la partie basse et difficilement visibles.
La collection Campana et les musées de Normandie
Jeudi 25 novembre 2010
20 h 30 à l'Espace Philippe Auguste (salle Maubert - entrée libre)
Conférence animée par par Claude Cornu, membre de la société d'études diverses de Louviers.
Le marquis de Campana (1808-1880) avait réuni une collection prodigieuse d'oeuvres d'art, riche de plus de 10 000 pièces. Ses démêlés judiciaires avec le gouvernement pontifical l'obligèrent à céder cette collection, qui fut, pour l'essentiel, acquise en 1861 par Napoléon III.
L'ensemble fut alors dispersé entre le Louvre et les musées de province. La Normandie bénéficia de cette répartition, puisque plusieurs villes de la région (notamment Évreux et Bernay) reçurent en dépôt des tableaux ou des objets antiques.
La personnalité singulière de Campana, les avatars et l'itinéraire tourmenté de la collection intéressent tout à la fois l'histoire de l'art et l'histoire des politiques culturelles.
Cette conférence, très illustrée, sera assurée par Claude Cornu, membre de la Société d'études diverses de Louviers, conférencier connu et apprécié au CEV.
Le siècle des lumières
Jeudi 28 octobre 2010
20 h 30 à l'Espace Philippe Auguste (salle Maubert - entrée libre)
Conférence animée par Francis Thauvin, membre du Cercle d'Études Vernonnais
Les noms des grands penseurs du XVIIIe siècle sont souvent cités : qui n’a pas entendu parler de Montesquieu, de Voltaire, de Rousseau, de Diderot, de Raynal ? Cependant, l’étude de leurs œuvres, souvent condamnées en leur temps, nous révèle l’originalité des personnages et une diversité dans la façon d’appréhender les problèmes qui, eux-mêmes, ne se posent pas tout à fait dans les mêmes conditions du début à la fin du XVIIIe siècle.
C’est la diversité qui permet au « Siècle des Lumières » d’échapper à une pensée uniforme, voire une pensée unique, tout en nous confiant, cependant, des convergences sur des sujets qui peuvent encore mobiliser notre vigilance.
Monsieur Francis Thauvin, directeur honoraire d’Ecole normale d’instituteurs, membre du CEV, montrera l’évolution des idées au cours du XVIIIe siècle dans les domaines religieux, scientifique et politique.
Aux origines du LRBA, la contribution des ingénieurs allemands
Jeudi 23 septembre 2010
20 h 30 à la mairie de Vernon par Yves Le Maner ,(entrée libre)
Porté par une poignée de théoriciens et d'amateurs passionnés, le rêve de voler dans l'espace se développe au lendemain du carnage de la Grande Guerre, au cours de laquelle l'aviation a déjà perdu son innocence.
C'est en Allemagne que l'astronautique naissante trouve ses plus actifs partisans, au sein de "sociétés de fusées" qui se lancent dans l'expérimentation de petits moteurs et s'efforcent, au début des années trente, de faire voler des engins dérisoires. Ignorés des universités et de la grande industrie, ces amateurs intéressent en revanche l'armée de terre qui s'est engagée dans des programmes d'armement destinés à tourner les interdictions du traité de Versailles.
La crise économique entraîne la disparition des groupes d'amateurs et permet aux militaires de récupérer leurs membres les plus prometteurs ; parmi eux, Wernher von Braun, personnage central de l'histoire de l'astronautique au XXème siècle. Avec l'arrivée au pouvoir des nazis, l'armée se voit doter de moyens financiers considérables. Elle aménage, à partir de 1936, un centre de recherche et de développement ultramoderne et ultra secret à Peenemünde. L'objectif est de développer un missile sol-sol à grande portée. A l'issue de percées technologiques exceptionnelles, les ingénieurs de Peenemünde parviennent à faire décoller, le 3 octobre 1942, la première grande fusée de l'histoire, la A4, ultérieurement baptisée V2.
Dès lors, l'histoire des fusées de l'armée allemande s'inscrit dans l'aventure criminelle nazie: préparation d'une campagne de bombardement de terreur contre Londres, recours massif à la main-d'œuvre des camps de concentration pour produire les missiles en série, implication croissante de la SS.
En 1945, les vainqueurs (Américains, Soviétiques, Français, Britanniques) partent à la recherche des hommes de Peenemünde pour s'emparer de leur savoir technologique et bâtir leurs premiers programmes de missiles... Une chape de secret s'abat sur l'histoire du V2...
Cette conférence, nourrie de longues recherches en archives, retrace les grands axes de l'histoire de l'astronautique en Allemagne, des années vingt à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et la captation d'héritage qui en a suivi. Elle est appuyée de documents photographiques exceptionnels provenant d'Allemagne, du Royaume-Uni et des États-Unis.
C'est cette histoire qui débouchera pour la France à la création du LRBA, laboratoire auquel les techniciens allemands de Peenemünde apporteront leur compétence et leur savoir faire, que Yves Le Maner, agrégé d'histoire et directeur du musée de La Coupole, près de Saint-Omer, présentera.
Fernand Schickler à Bizy et William Henry White, l'architecte anglais du château sous le Second Empire
Dimanche 19 septembre 2010
18h au château de Bizy par Jean Baboux - entrée libre - Parking dans le château qui fermera ses grilles à 17 h 50
En 1858, le jeune Fernand Schickler achète le domaine de Bizy où il séjourne régulièrement durant plus de cinquante ans jusqu’à sa mort en 1909.
Destin exceptionnel que présente ce personnage descendant de bourgeois mulhousiens protestants, devenus négociants et banquiers à Berlin au XVIIIe siècle, puis établis à Bordeaux avant la Révolution et vivant ensuite à Paris, tout en conservant la nationalité prussienne puis allemande. Fernand Schickler bien que propriétaire de la banque qui porte son mon n’est pas banquier, il est un fin linguiste, un polyglotte, un homme de grande culture quand il devient à moins de trente ans le président de la Société de l’histoire du protestantisme français qui occupe désormais l’essentiel de son temps.
Quand Fernand Schickler acquiert Bizy, il entreprend d’importants travaux en rasant le petit château qu’avait connu son précédent propriétaire, le roi Louis-Philippe. Pour toutes ces transformations, Fernand Schickler appelle un architecte anglais William Henry White (1838-1896) dont le destin est également atypique. En effet, ce jeune Britannique reste en France une dizaine d’années, avant de partir à Calcutta en Inde et devenir en 1878 le secrétaire du RIBA, l’équivalent de l’ordre des architectes anglais. L’Angleterre et son empire connaissent alors leur apogée dans tous les domaines. C’est l’époque où les architectes britanniques dominent la planète. White à Bizy conçoit le corps principal du château selon un style néo-palladien ; les bâtiments de service étant construits en style Gothic Revival. Les talents de William Henry White s’exercent non seulement au château de Bizy mais également dans la région.
Souvent Jean Baboux nous a habitués à quitter les limites de notre ville dans ses conférences, cette fois, il nous emmènera dans différentes contrées européennes, évoquant par exemple l’âge d’or de la métropole bordelaise à la fin du XVIIIe siècle ; il évoquera également le Gothic Revival touchant les pays de culture anglaise, c’est donc à un voyage « mondialisé » que Jean Baboux vous invite ce jour-là, avec son talent habituel.
De Waterloo à Vernon, un parcours des Misérables
Jeudi 16 septembre 2010
20h30 à l'EPA par Gérard Gengembre, professeur émérite de littérature française à l'université de Caen
salle Maubert, entrée libre
Peut-être l’association de Vernon aux Misérables de Victor Hugo surprendra-t-elle, voire intriguera, celles et ceux qui n’ont pas relu récemment ce monument de notre littérature ou qui n’ont plus en mémoire la profusion de détails qui y entrent en cohérence.
Pourtant, dans ce roman, immense dans tous les sens du terme, Vernon tient honorablement sa place parmi les nombreux lieux de l’intrigue, et fait même l’objet d’une brève description. Mais là ne se limite pas l’intérêt de cette mention. Dans la géographie symbolique déployée par Hugo, Vernon est lié à Waterloo, puisque, entre ces deux endroits – au statut bien différent, on s’en doute – se trace le parcours, le destin faudrait-il dire, du colonel baron de Pontmercy, le père de Marius.
Tant spatialement qu’historiquement et symboliquement, Waterloo est le lieu matrice des Misérables comme roman mais aussi et surtout comme lecture du XIXe siècle. Tout s’y origine – même si la bataille n’inaugure pas la fiction et, dans l’imaginaire hugolien, Jean Valjean y meurt, car Hugo écrit la scène de la mort du héros lors de la visite documentaire sur les lieux où la destinée avait conduit Napoléon pour qu’il achève sa mission historique et commence le trajet qui parachèvera son mythe sur le rocher prométhéen de Sainte-Hélène. Alors, d’une certaine façon, par le biais d’un des héros de l’épopée militaire, l’Empereur, ce père impérieux, survit et meurt une seconde fois à Vernon …
Pour la conférence de rentrée, nous aurons le plaisir de retrouver Gérard Gengembre, membre du CEV, qui a donné, la saison passée à la Médiathèque, un remarquable cycle de conférences sur l’histoire de la littérature française au XIXe siècle.
La flore de Vernon a-t-elle changé en cent ans ?
Jeudi 20 mai 2010
20h30 à l'EPA par Guy Fortier, membre du CEV
salle Maubert, entrée libre
L’année 2010 a été décrétée « Année de la Biodiversité ». C’est l’occasion de vérifier si la richesse floristique de notre commune, reconnue dès le XIXe siècle, ne s’est pas dégradée. Si c’est le cas, des explications seront proposées, voire des « remèdes ».
Les relevés botaniques actuels (Conservatoire national de botanique de Bailleul) seront, pour cela, confrontés aux données de la Flore de Vernon et de La Roche-Guyon, ouvrage de référence écrit en 1898 par l’abbé Toussaint et Jean-Pierre Hoschedé, beau-fils de Claude Monet.
Guy Fortier, membre du CEV, ancien professeur de Sciences de la vie et de la Terre au lycée Georges Dumézil de Vernon, était le mieux placé pour répondre à cette question : la flore de Vernon a-t-elle changé depuis cent ans .
Le pélerinage du grand retour de Notre Dame de Boulogne (1943-1948) et son passage à Vernon en 1946"
Jeudi 22 avril 2010
20h30 à l'EPA par Pierre Pajot (membre d'honneur du CEV)
salle Maubert, entrée libre
La dévotion à Notre-Dame de Boulogne commémore l’arrivée miraculeuse, en l’an 636, d’une statue de la Vierge sur une barque « sans rames ni matelots ». Boulogne-sur-Mer devint ainsi le premier sanctuaire marial français.
En août 1938, à l’occasion du congrès marial de Boulogne, quatre statues représentant une « vierge nautonière » passèrent de paroisse en paroisse dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais.
Une de ces statues continua son pèlerinage, passant par la ville du Puy, pour arriver à Lourdes en 1942. Le 28 mars 1943, après que les évêques de France eurent consacré les paroisses du pays au Cœur Immaculée de Marie, Notre-Dame de Boulogne entreprit son pèlerinage de retour qui dura cinq ans.
Le passage de la statue de la Vierge suscita un tel engouement populaire que les organisateurs rappelèrent les trois autres statues. Les diocèses français furent donc traversés par quatre voies distinctes.
Le pèlerinage du Grand Retour de Notre-Dame de Boulogne fit étape à Vernon le dimanche 5 mai 1946.
Dans quel état d’esprit ce pèlerinage s’est-il déroulé ?
Comment se passait-il au quotidien ?
A-t-il vraiment remporté le succès qu’on a bien voulu lui prêter ?
Quelles motivations ont permis une telle expansion ?
A ces questions, et à bien d’autres, Pierre Pajot, membre d’honneur du CEV, tentera d’apporter des réponses, en nous faisant partager le fruit de ses recherches en grande partie inédites.
Lieux d’accueil ou lieux de soin ? Hôpitaux et hospices dans l’Eure au XIXe siècle
Jeudi 18 mars 2010
20h30 à l'EPA par Antony Kitts (doctorant à l’université de Rouen)
salle Maubert, entrée libre
De tous les édifices imposants qui s’égrènent au cœur des villes, l’hôpital est sans doute le plus ancien avec les édifices religieux. Témoin de l’histoire de l’architecture et des progrès médicaux, l’hôpital a été considéré pendant longtemps comme le lieu d’accueil des plus pauvres, venant y chercher aussi bien le repos de l’âme que le soin du corps. Mais peu à peu cette image de mouroir s’estompa au profit d’une institution moderne dispensant des soins de qualité au gré des avancées médicales.
À cet égard, les institutions hospitalières du département de l’Eure s’avèrent être des témoins privilégiés de ces bouleversements qui ont traversé l’histoire hospitalière depuis la Révolution française. L’histoire hospitalière a en effet connu, depuis plusieurs décennies, un renouvellement sans précédent sous l’impulsion d’historiens ou de sociétés savantes telles que la Société française d’histoire des hôpitaux fondée en 1958.
Dans l’Eure, les établissements hospitaliers n’ont encore fait l’objet d’aucune étude d’ensemble. Il est vrai que jusqu’à aujourd’hui, l’histoire des hôpitaux avait privilégié les grands établissements et les établissements spécialisés des villes importantes. Grâce à l’important fonds conservé aux archives départementales et dans les archives municipales, il nous a été possible d’en retracer les grandes lignes à un moment où l’historiographie normande commence à y accorder une place de choix, à l’instar de ce qui s’est fait récemment pour les hôpitaux du Havre, de Rouen ou de Fécamp.
La conférence sera assurée par Antony Kitts, doctorant en histoire contemporaine à l’université de Rouen, qui prépare une thèse sur le sujet.
Le département de l’Eure
au temps des Incroyables et des Merveilleuses
Jeudi 25 février 2010
20h30 à l'EPA, par André Goudeau
salle Maubert, entrée libre
Après la Terreur, Incroyables et Merveilleuses tenaient le haut du pavé à Paris, sous le Directoire, formant une société frivole, dominée par une minorité de parvenus enrichis trop vite. Mais qu’en était-il en province ? Que s’est-il passé dans notre département entre 1794 et 1800 ?
Proche de Paris, l’Eure qui contribuait à l’approvisionnement de la capitale en céréales, allait-il se reconnaître dans le régime institué par la Constitution de l’an III ? Dans ce département où, sous le Gouvernement révolutionnaire, s’était développé un réseau dense de sociétés populaires, allait-on assister au renouveau du jacobinisme et quel rôle des deux frères Lindet, députés montagnards originaires de Bernay, allaient-ils jouer ?
L’Eure, se trouvant aussi, par les cantons bocagers du Pays d’Ouche, en limite de l’Ouest rebelle et chouan de la Normandie orientale, fut affecté par la chouannerie normande, relayée par le brigandage des « chauffeurs » de la bande à Robillard. Comment les administrateurs du département et le commissaire Crochon réagirent-ils face à cette « malveillance » ? Tâche d’autant plus difficile qu’entre l’an IV et l’an VIII, ils furent également contestés par les néo-jacobins qui se réunissaient au sein des cercles constitutionnels et s’exprimaient dans le Bulletin de l’Eure du journaliste Touquet.
Parallèlement à leurs efforts constants pour assurer le maintien de l’ordre, les administrateurs cherchèrent à développer une culture républicaine en faisant de l’Ecole centrale un établissement scolaire innovant sur le plan pédagogique tout en soutenant les cultes révolutionnaires et en s’efforçant d’organiser de fréquentes fêtes civiques.
Cette évocation du département de l’Eure sous le Directoire sera assurée par André Goudeau, président d’honneur du CEV, qui vient de soutenir une thèse sur cette question à la Faculté de Lettres de Rouen. A travers l’exemple de notre département, il s’efforcera de montrer que le Directoire, ce régime mal-aimé, a toutefois présenté certaines innovations intéressantes reprises au cours du XIXe siècle.
Assemblée Générale
21 janvier 2010 - 20h30
salle Maubert de l’Espace Philippe-Auguste de Vernon
Assemblée Générale Extraordianaire :
Présentation et vote des nouveaux statuts du CEV adoptés à l’unanimité par le Bureau dans sa séance du 7 décembre 2009.
Assemblée Générale Ordinaire :
-rapport moral,
- rapport financier,
- vote sur les rapports et sur les quitus,
- orientations pour 2010,
- élection du nouveau conseil d’administration,
- questions diverses.
Les éventuelles candidatures pour l’élection au conseil d’administration doivent parvenir avant le 20 janvier 2010 au président du CEV, Jean Pouëssel au 31, rue du Capitaine Rouveure, 27200 Vernon, 02.32.51.36.38
les conférences de 2009
Le pèlerinage Sainte Clotilde d'Andely
Jeudi 19 novembre
Espace Philippe Auguste de Vernon (salle Maubert - entrée libre)
Le CEV aborde un sujet célèbre, mais en fait jamais véritablement étudié : le pèlerinage Sainte-Clotilde des Andelys. Si nous disposons de nombreuses descriptions, aucune explication n’a véritablement été donnée concernant cette antique manifestation religieuse se déroulant dans cette petite ville de Normandie.
Ce pèlerinage s’organise d’une part autour d’une fontaine, appartenant à un vieux sanctuaire et d’autre part d’une église, devenue aujourd’hui la collégiale Notre-Dame. Les rituels dans l’un et l’autre endroit ne sont pas les mêmes. Comment est né chacun de ces deux pôles, comment ont-ils évolué, quels ont été leurs rapports ? Quelle est la vraie nature de la figure emblématique de Clotilde ?
Ce sont les questions principales que Jean Baboux posera ce soir-là. Il sera intéressant d’évoquer les mutations du pèlerinage lors des grandes ruptures qu’a connues notre région dans son histoire religieuse, c’est-à-dire l’évangélisation, la Contre-Réforme au XVIIe siècle, la Révolution et l’époque contemporaine. C’est une vision originale que se propose d’aborder durant sa conférence Jean Baboux avec son enthousiasme et son dynamisme habituels.
Navigation et touage sur la Seine
21 octobre 2009
à 20 h 30 à l'Espace Philippe-Auguste (salle Maubert) de Vernon (Entrée libre) par Hubert Labrouche, Président de l’Association des anciens et des amis de la Batellerie
Jusqu’au début du XIXe siècle, la navigation fluviale était soumise à des pratiques ancestrales. Sur la Seine, fleuve naturel et sauvage, on utilisait encore le halage. Ce travail difficile devenait particulièrement dangereux au passage des pertuis, tel celui de Poses, ou des ponts, comme à Vernon.La batellerie a connu ensuite des changements profonds, dus à l’apparition de techniques nouvelles. Des barrages et des écluses furent construits, modifiant profondément la navigation fluviale. Le développement de la machine à vapeur révolutionna la batellerie. On vit bientôt circuler des bateaux à roues à aubes, des embarcations en fer. Le halage dut s’effacer devant les progrès techniques. Le touage, utilisant une chaîne métallique immergée dans la Seine, permit de tracter un train de péniches. Il fut lui-même remplacé progressivement par le remorquage. La marine fluviale prit son essor et la vie des bateliers fut transformée.
Hubert Labrouche, président de l’Association des anciens et des amis de la Batellerie, fera revivre pour nous les anciennes pratiques de la navigation sur la Seine, dont il est un fin connaisseur.
Conférence sur Pierre Contant d'Ivry
19 septembre 2009
à 18h au Chateau de Bizy
Le CEV a le plaisir de vous inviter à la conférence sur Pierre Contant d'Ivry, que monsieur Christian Taillard, professeur émérite à l'université de Bordeaux, présentera au château de Bizy (entrée libre).
Pierre Contant d'Ivry fut l'architecte du château de Bizy.
A la découverte des routes normandes au XVIIIème siècle avec l'atlas de Trudaine
27 mai 2009
Conférence du Cercle d'Etudes Vernonnais : A la découverte des routes normandes au XVIIIème siècle avec l'atlas de Trudaine par Stéphane Blond, Docteur en histoire, Professeur agrégé à l'université d'Evry-Val d'Essonne.
thèmes :
• présentation de l'atlas de Trudaine et de ses enjeux,
• description des étapes de fabrication et des techniques mises en oeuvre,
• examen du réseau routier normand au milieu du XVIIIe siècle, avec un « zoom » sur la route royale de Paris à Rouen passant par Vernon.
Entrée libre - 20h30 Espace Philippe-Auguste - Salle Maubert
L'Atlas de Trudaine est l'un des grands atlas routiers de France. Il est incomplet, mais c'est le plus précis réalisé après la Carte de Cassini, beaucoup plus fidèle au terrain que cette dernière.
Il porte le nom de Daniel-Charles Trudaine, qui l'a fait établir de 1745 à 1780 pour les archives des Ponts et Chaussées.
Il visait à cartographier finement les routes et leurs abords (Cf. pentes, ouvrages, franchissement de cours d'eau en particulier). Ceci lui donne une valeur informative considérable sur les paysages proches des routes en cette fin du XVIIIe siècle, ce pourquoi il reste une source de première importance pour les historiens de cette période et pour ceux qui ont besoin de comprendre l'évolution des paysages et des écosystèmes
Cet atlas réunit plus de 3 000 grandes planches manuscrites et aquarellées, classées en 62 volumes.
Beaucoup plus précisément que la carte de Cassini, il présente aussi la caractéristique de contenir non seulement les routes exisantes, mais tous les projets routiers de l'époque.
Les routes sont finement dessinées avec leurs abords immédiats et le détail de certains ouvrages d'arts.
Toute la France n'a cependant pas été cartographiée et des lacunes subsistent dans certaines zones : seules 22 généralités des pays d'élections régies par des intendants ont été cartogrtaphiée et/ou décrites. Les pays d'états (Bourgogne, Provence, Languedoc et Bretagne) n'ont pas été cartographiés. Et il manque aussi les pays d'imposition conquis aux frontières par Louis XIV, à l'exception de la généralité de Metz (3 atlas) et le Haut-Cambrésis (trois atlas aussi) qui ont fait l'objet d'une cartographie détaillée (peut-être pour des raisons de priorité militaires ?).
Comme celles des Cassini et d'autres plus anciennes, ces documents sont encore consultés avec intérêt par les chercheurs ; ils intéresse tout particulièrement les historiens, les géographes, les généalogistes, mais aussi les écologues qui y trouvent des éléments d'explications des paysages et habitats naturels contemporains.
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