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Vernon > conférence au CEV

Les conférences 2010 :
La flore de Vernon a-t-elle changé en cent ans ?
Jeudi 20 mai 2010
20h30 à l'EPA par Guy Fortier, membre du CEV
salle Maubert, entrée libre
L’année 2010 a été décrétée « Année de la Biodiversité ». C’est l’occasion de vérifier si la richesse floristique de notre commune, reconnue dès le XIXe siècle, ne s’est pas dégradée. Si c’est le cas, des explications seront proposées, voire des « remèdes ».
Les relevés botaniques actuels (Conservatoire national de botanique de Bailleul) seront, pour cela, confrontés aux données de la Flore de Vernon et de La Roche-Guyon, ouvrage de référence écrit en 1898 par l’abbé Toussaint et Jean-Pierre Hoschedé, beau-fils de Claude Monet.
Guy Fortier, membre du CEV, ancien professeur de Sciences de la vie et de la Terre au lycée Georges Dumézil de Vernon, était le mieux placé pour répondre à cette question : la flore de Vernon a-t-elle changé depuis cent ans .
Le pélerinage du grand retour de Notre Dame de Boulogne (1943-1948) et son passage à Vernon en 1946"
Jeudi 22 avril 2010
20h30 à l'EPA par Pierre Pajot (membre d'honneur du CEV)
salle Maubert, entrée libre
La dévotion à Notre-Dame de Boulogne commémore l’arrivée miraculeuse, en l’an 636, d’une statue de la Vierge sur une barque « sans rames ni matelots ». Boulogne-sur-Mer devint ainsi le premier sanctuaire marial français.
En août 1938, à l’occasion du congrès marial de Boulogne, quatre statues représentant une « vierge nautonière » passèrent de paroisse en paroisse dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais.
Une de ces statues continua son pèlerinage, passant par la ville du Puy, pour arriver à Lourdes en 1942. Le 28 mars 1943, après que les évêques de France eurent consacré les paroisses du pays au Cœur Immaculée de Marie, Notre-Dame de Boulogne entreprit son pèlerinage de retour qui dura cinq ans.
Le passage de la statue de la Vierge suscita un tel engouement populaire que les organisateurs rappelèrent les trois autres statues. Les diocèses français furent donc traversés par quatre voies distinctes.
Le pèlerinage du Grand Retour de Notre-Dame de Boulogne fit étape à Vernon le dimanche 5 mai 1946.
Dans quel état d’esprit ce pèlerinage s’est-il déroulé ?
Comment se passait-il au quotidien ?
A-t-il vraiment remporté le succès qu’on a bien voulu lui prêter ?
Quelles motivations ont permis une telle expansion ?
A ces questions, et à bien d’autres, Pierre Pajot, membre d’honneur du CEV, tentera d’apporter des réponses, en nous faisant partager le fruit de ses recherches en grande partie inédites.
Lieux d’accueil ou lieux de soin ? Hôpitaux et hospices dans l’Eure au XIXe siècle
Jeudi 18 mars 2010
20h30 à l'EPA par Antony Kitts (doctorant à l’université de Rouen)
salle Maubert, entrée libre
De tous les édifices imposants qui s’égrènent au cœur des villes, l’hôpital est sans doute le plus ancien avec les édifices religieux. Témoin de l’histoire de l’architecture et des progrès médicaux, l’hôpital a été considéré pendant longtemps comme le lieu d’accueil des plus pauvres, venant y chercher aussi bien le repos de l’âme que le soin du corps. Mais peu à peu cette image de mouroir s’estompa au profit d’une institution moderne dispensant des soins de qualité au gré des avancées médicales.
À cet égard, les institutions hospitalières du département de l’Eure s’avèrent être des témoins privilégiés de ces bouleversements qui ont traversé l’histoire hospitalière depuis la Révolution française. L’histoire hospitalière a en effet connu, depuis plusieurs décennies, un renouvellement sans précédent sous l’impulsion d’historiens ou de sociétés savantes telles que la Société française d’histoire des hôpitaux fondée en 1958.
Dans l’Eure, les établissements hospitaliers n’ont encore fait l’objet d’aucune étude d’ensemble. Il est vrai que jusqu’à aujourd’hui, l’histoire des hôpitaux avait privilégié les grands établissements et les établissements spécialisés des villes importantes. Grâce à l’important fonds conservé aux archives départementales et dans les archives municipales, il nous a été possible d’en retracer les grandes lignes à un moment où l’historiographie normande commence à y accorder une place de choix, à l’instar de ce qui s’est fait récemment pour les hôpitaux du Havre, de Rouen ou de Fécamp.
La conférence sera assurée par Antony Kitts, doctorant en histoire contemporaine à l’université de Rouen, qui prépare une thèse sur le sujet.
Le département de l’Eure
au temps des Incroyables et des Merveilleuses
Jeudi 25 février 2010
20h30 à l'EPA, par André Goudeau
salle Maubert, entrée libre
Après la Terreur, Incroyables et Merveilleuses tenaient le haut du pavé à Paris, sous le Directoire, formant une société frivole, dominée par une minorité de parvenus enrichis trop vite. Mais qu’en était-il en province ? Que s’est-il passé dans notre département entre 1794 et 1800 ?
Proche de Paris, l’Eure qui contribuait à l’approvisionnement de la capitale en céréales, allait-il se reconnaître dans le régime institué par la Constitution de l’an III ? Dans ce département où, sous le Gouvernement révolutionnaire, s’était développé un réseau dense de sociétés populaires, allait-on assister au renouveau du jacobinisme et quel rôle des deux frères Lindet, députés montagnards originaires de Bernay, allaient-ils jouer ?
L’Eure, se trouvant aussi, par les cantons bocagers du Pays d’Ouche, en limite de l’Ouest rebelle et chouan de la Normandie orientale, fut affecté par la chouannerie normande, relayée par le brigandage des « chauffeurs » de la bande à Robillard. Comment les administrateurs du département et le commissaire Crochon réagirent-ils face à cette « malveillance » ? Tâche d’autant plus difficile qu’entre l’an IV et l’an VIII, ils furent également contestés par les néo-jacobins qui se réunissaient au sein des cercles constitutionnels et s’exprimaient dans le Bulletin de l’Eure du journaliste Touquet.
Parallèlement à leurs efforts constants pour assurer le maintien de l’ordre, les administrateurs cherchèrent à développer une culture républicaine en faisant de l’Ecole centrale un établissement scolaire innovant sur le plan pédagogique tout en soutenant les cultes révolutionnaires et en s’efforçant d’organiser de fréquentes fêtes civiques.
Cette évocation du département de l’Eure sous le Directoire sera assurée par André Goudeau, président d’honneur du CEV, qui vient de soutenir une thèse sur cette question à la Faculté de Lettres de Rouen. A travers l’exemple de notre département, il s’efforcera de montrer que le Directoire, ce régime mal-aimé, a toutefois présenté certaines innovations intéressantes reprises au cours du XIXe siècle.
Assemblée Générale
21 janvier 2010 - 20h30
salle Maubert de l’Espace Philippe-Auguste de Vernon
Assemblée Générale Extraordianaire :
Présentation et vote des nouveaux statuts du CEV adoptés à l’unanimité par le Bureau dans sa séance du 7 décembre 2009.
Assemblée Générale Ordinaire :
-rapport moral,
- rapport financier,
- vote sur les rapports et sur les quitus,
- orientations pour 2010,
- élection du nouveau conseil d’administration,
- questions diverses.
Les éventuelles candidatures pour l’élection au conseil d’administration doivent parvenir avant le 20 janvier 2010 au président du CEV, Jean Pouëssel au 31, rue du Capitaine Rouveure, 27200 Vernon, 02.32.51.36.38
les conférences de 2009
Le pèlerinage Sainte Clotilde d'Andely
Jeudi 19 novembre
Espace Philippe Auguste de Vernon (salle Maubert - entrée libre)
Le CEV aborde un sujet célèbre, mais en fait jamais véritablement étudié : le pèlerinage Sainte-Clotilde des Andelys. Si nous disposons de nombreuses descriptions, aucune explication n’a véritablement été donnée concernant cette antique manifestation religieuse se déroulant dans cette petite ville de Normandie.
Ce pèlerinage s’organise d’une part autour d’une fontaine, appartenant à un vieux sanctuaire et d’autre part d’une église, devenue aujourd’hui la collégiale Notre-Dame. Les rituels dans l’un et l’autre endroit ne sont pas les mêmes. Comment est né chacun de ces deux pôles, comment ont-ils évolué, quels ont été leurs rapports ? Quelle est la vraie nature de la figure emblématique de Clotilde ?
Ce sont les questions principales que Jean Baboux posera ce soir-là. Il sera intéressant d’évoquer les mutations du pèlerinage lors des grandes ruptures qu’a connues notre région dans son histoire religieuse, c’est-à-dire l’évangélisation, la Contre-Réforme au XVIIe siècle, la Révolution et l’époque contemporaine. C’est une vision originale que se propose d’aborder durant sa conférence Jean Baboux avec son enthousiasme et son dynamisme habituels.
Navigation et touage sur la Seine
21 octobre 2009
à 20 h 30 à l'Espace Philippe-Auguste (salle Maubert) de Vernon (Entrée libre) par Hubert Labrouche, Président de l’Association des anciens et des amis de la Batellerie
Jusqu’au début du XIXe siècle, la navigation fluviale était soumise à des pratiques ancestrales. Sur la Seine, fleuve naturel et sauvage, on utilisait encore le halage. Ce travail difficile devenait particulièrement dangereux au passage des pertuis, tel celui de Poses, ou des ponts, comme à Vernon.La batellerie a connu ensuite des changements profonds, dus à l’apparition de techniques nouvelles. Des barrages et des écluses furent construits, modifiant profondément la navigation fluviale. Le développement de la machine à vapeur révolutionna la batellerie. On vit bientôt circuler des bateaux à roues à aubes, des embarcations en fer. Le halage dut s’effacer devant les progrès techniques. Le touage, utilisant une chaîne métallique immergée dans la Seine, permit de tracter un train de péniches. Il fut lui-même remplacé progressivement par le remorquage. La marine fluviale prit son essor et la vie des bateliers fut transformée.
Hubert Labrouche, président de l’Association des anciens et des amis de la Batellerie, fera revivre pour nous les anciennes pratiques de la navigation sur la Seine, dont il est un fin connaisseur.
Conférence sur Pierre Contant d'Ivry
19 septembre 2009
à 18h au Chateau de Bizy
Le CEV a le plaisir de vous inviter à la conférence sur Pierre Contant d'Ivry, que monsieur Christian Taillard, professeur émérite à l'université de Bordeaux, présentera au château de Bizy (entrée libre).
Pierre Contant d'Ivry fut l'architecte du château de Bizy.
A la découverte des routes normandes au XVIIIème siècle avec l'atlas de Trudaine
27 mai 2009
Conférence du Cercle d'Etudes Vernonnais : A la découverte des routes normandes au XVIIIème siècle avec l'atlas de Trudaine par Stéphane Blond, Docteur en histoire, Professeur agrégé à l'université d'Evry-Val d'Essonne.
thèmes :
• présentation de l'atlas de Trudaine et de ses enjeux,
• description des étapes de fabrication et des techniques mises en oeuvre,
• examen du réseau routier normand au milieu du XVIIIe siècle, avec un « zoom » sur la route royale de Paris à Rouen passant par Vernon.
Entrée libre - 20h30 Espace Philippe-Auguste - Salle Maubert
L'Atlas de Trudaine est l'un des grands atlas routiers de France. Il est incomplet, mais c'est le plus précis réalisé après la Carte de Cassini, beaucoup plus fidèle au terrain que cette dernière.
Il porte le nom de Daniel-Charles Trudaine, qui l'a fait établir de 1745 à 1780 pour les archives des Ponts et Chaussées.
Il visait à cartographier finement les routes et leurs abords (Cf. pentes, ouvrages, franchissement de cours d'eau en particulier). Ceci lui donne une valeur informative considérable sur les paysages proches des routes en cette fin du XVIIIe siècle, ce pourquoi il reste une source de première importance pour les historiens de cette période et pour ceux qui ont besoin de comprendre l'évolution des paysages et des écosystèmes
Cet atlas réunit plus de 3 000 grandes planches manuscrites et aquarellées, classées en 62 volumes.
Beaucoup plus précisément que la carte de Cassini, il présente aussi la caractéristique de contenir non seulement les routes exisantes, mais tous les projets routiers de l'époque.
Les routes sont finement dessinées avec leurs abords immédiats et le détail de certains ouvrages d'arts.
Toute la France n'a cependant pas été cartographiée et des lacunes subsistent dans certaines zones : seules 22 généralités des pays d'élections régies par des intendants ont été cartogrtaphiée et/ou décrites. Les pays d'états (Bourgogne, Provence, Languedoc et Bretagne) n'ont pas été cartographiés. Et il manque aussi les pays d'imposition conquis aux frontières par Louis XIV, à l'exception de la généralité de Metz (3 atlas) et le Haut-Cambrésis (trois atlas aussi) qui ont fait l'objet d'une cartographie détaillée (peut-être pour des raisons de priorité militaires ?).
Comme celles des Cassini et d'autres plus anciennes, ces documents sont encore consultés avec intérêt par les chercheurs ; ils intéresse tout particulièrement les historiens, les géographes, les généalogistes, mais aussi les écologues qui y trouvent des éléments d'explications des paysages et habitats naturels contemporains.
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